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L'histoire des Arédiens dans le développement et l'aménagement de la Commune.

Si la rive gauche fut la première reconnue pour avoir été une bourgade gallo-romaine, puis par la suite abandonnée par mesure de sécurité ne pouvant se défendre des invasions barbares, pour se replier sur le rocher d’angolesme. Nous lisons dans Corlieu, que jusqu’au XIIè siècle la rive droite a connu elle aussi des petits villages à proximité des berges du fleuve.

Le chemin, partant du port de Basseau seule voie carrossable pour les attelages transportant du grain, des fûts de vin et autres récoltes vers la ville d’Olipe par Fléac, rejoignait la route antique vers Angolesme. De l’autre côté du port, un autre chemin conduisait par Fléac, ‘’Thoirac’’ Thouérat, qui a possédé un village de pêcheurs, retrouvait le chemin vers Angolesme. Ce chemin était entouré de maisons et de jardins et formaient comme de petits hameaux. Au Xvè siècle, il ne restait plus rien des constructions qui occupaient par petits groupes le territoire sur environ quatre kilomètres. Une vaste forêt s’était élevée des deux côtés sur les habitations et les jardins abandonnés devant les invasions.

 Ce sont les comtes D’Angoulême qui s’emparèrent des deux côtés de la Charente de cette vaste étendue. De cette époque romaine, sur la rive droite de l’anse de la Charente, qui part de St Cybard à Thouérac, il faut avouer qu’on n’y a découvert quelques débris de vases, pas d’outils, pas de haches en silex non plus, pas de monnaies qui puissent garantir d’une grande activité. Alors que la rive gauche elle, conserve des débris considérables : Basseau, la Ville d’Olipe, les caves du château de ‘’Thouarac ‘’ Touérat. (J.H. Michon)  (Le bon Corlieu décrit ainsi les alentours "d'Engolesme", (orthographe repectée)<>(J.H Michon) Fin du Xè XIè siècle, la classe paysanne, forte du mouvement de défrichement des forêts engagé par les abbayes et les monastères, augmentèrent les surface cultivables. Notre paysage actuel, nos villages, hameaux ou lieux-dits de notre commune sont le reflet de ces réaménagements. Saint-Yrieix était autrefois une enclave de l'abbaye de Saint-Cybard, les abbés étaient gros décimateurs, seigneurs foncier au onzième des frais et appartenaient à l'évêque d'Angoulême. Vers le XIè XVIIè siècle, les moines de l'abbaye de Saint-Cybard se servirent des "anciens colons devenus les serfs" (1), pour améliorer par le défrichage le développement de la culture, des céréales, de la vigne, du maraîchage et autres cultures chanvre et lin, safran, chènevis. Ce qui permit par la même occasion la construction de belles propriétés et demeures, visibles encore aujourd'hui. (L'antique "Vesnac" Saint-Yrieix et son histoire) Les évèques se servaient aussi des terres comme terrain de chasse autour d'un pavillon et de ses écuries, le Logis de Claire Fontaine route de Royan en est un exemple. Sur l'autre versant côté Nord, la grange à l'abbé domine la vallée de la Charente. Grand domaine qui était le lieu de perception de la dîme par les habitants et récoltants des paroisses de Saint-Cybard et de Saint-Yrieix. Tous les profits dits beans ou "bians" étaient destinés à l'abbaye de Saint-Cybard : corvées de journées d'hommes et de bêtes occupées au travail. Agriers et terrages, "partie du revenu des champs ensemencés", Complants, "partie du revenu des vignes". Nous référant à l'histoire, nous pouvons dire que le développement et l'exploitation de la richesse du sol de Saint-Yrieix par les premiers colons paysans, avaient après ce grand défrichement rendu cultivables certaines zones tout en préservant de nombreuses essences forestières comme l'espèce de chêne connue sous le nom de chêne d'Angoumois, qui a des glands pédonculés en grappes. Son écorce est recherchée des tanneurs et son gland très estimé. La récolte du gland qui se faisait autrefois servait même dans les actes publics, à désigner une saison de l'année. Elle était nommée la glandée. Les autres chênes pour la fabrication des tonneaux et barriques, les marroniers, châtaigniers et grandes futaies furent aussi protégés.

Les paysans cultivateurs de cette époque surent perfectionner leurs outils, les techniques et cultivaient au rythme des saisons, du soleil et du climat. Il faut aussi dire que le petit élevage de la basse-cour à celui plus important des autres animaux fut un point fort du monde agricole sur la commune.
 

 (1) Définition de l'appellation Colons : Le colonat tire son origine de l'établissement de prisonniers Barbares sur les terres de l'Empire avec interdiction d'émigrer faite à tous ceux qui cultivaient des domaines du fisc-impérial. Le Colon était attaché héréditairement au sol qu'il cultivait, avait le seul droit de se marier avec les indigènes du lieu. Au moyen Age, des mendiants furent transformer en colons par le clergé. Au Xè et XIè siècle, les Colons deviennent des serfs historiques du colonage.